Aller au contenu Aller au menu principal

Blog

posté il y a 2 ans

Intuition : quand s’y fier, quand s’en défier ?

partager

Intuition : quand s’y fier, quand s’en défier ?

80% de l’activité de notre cerveau est non consciente. Notre cerveau inconscient perçoit des éléments de notre environnement que nous n’identifions pas consciemment. Des milliards de neurones trient, classent, mémorisent et catégorisent les expériences que nous vivons en « positives » à renouveler ou « négatives », à éviter. Cette banque de données colossale est à l’origine de ce que nous nommons l’intuition, cet instinct qui nous pousse agir de telle ou telle manière, sans que nous puissions l’expliquer de manière rationnelle. Notre intuition est le fruit de toutes nos expériences, de nos décisions- y compris les mauvaises - converties en information utile. L’expert est d’ailleurs souvent celui qui a commis toutes les erreurs possibles dans son domaine et qui a su en tirer des enseignements.

Pour autant, notre intuition n’est pas toujours bonne conseillère. Alors, dans quelles circonstances pouvons-nous nous y fier ?

  • dans les domaines où nous sommes compétents : la banque de données n’est fiable que si elle a été nourrie par des expériences. Lorsque nous sommes novices dans un domaine, mieux vaut prendre le temps d’analyser rationnellement la situation
  • dans les domaines où nous disposons d’évaluation de la pertinence de nos actions. Un manager ou un formateur qui ne demande jamais de feed-back ou d’évaluation à ses collaborateurs ou stagiaires dispose d’une banque de données incomplète son intuition pourra l’encourager à faire toujours plus de la même chose qui ne marche pas.
  • quand nous avons le ventre plein. Le sucre est le principal carburant de notre cerveau. Lorsque nous en manquons, nous sommes davantage impulsifs et irritables. Une étude montre que la faim peut être un facteur de tensions dans le couple et augmente le risque de disputes conjugales.
  • lorsque nous avons suffisamment dormi. En manque de sommeil, nous avons tendance à sous-évaluer le danger et à surévaluer nos capacités. Notre concentration et notre mémorisation sont affectées. Ainsi, une nuit sans sommeil affecte autant nos comportements qu’un taux d’alcoolémie équivalent à 1 gramme par litre de sang.

Pour aller plus loin : « Comment prendre de bonnes décisions », Nadine Sciacca, paru chez Marabout (février 2016)

Ici une légende qui va bien
Ici une autre légende qui va bien aussi
réalisation site web