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Blog

posté il y a 2 ans

Le cerveau : précurseur du tri sélectif

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Notre cerveau est un adepte du tri sélectif : il a tendance à davantage voir ou entendre les informations qui confortent nos convictions et à ignorer celles qui nous remettent en cause ou discréditent nos croyances.

La remise en cause est une démarche qui peut s’avérer coûteuse en terme d’estime de soi, le doute est inconfortable. Ainsi, nous pouvons avoir tendance à nous entourer de personnes qui nous ressemblent, partagent nos valeurs et nos points de vue. Et à écarter celles qui ne vont pas dans notre sens. Dans les entreprises, il n’est pas rare que l’on mente au directeur pour éviter les foudres qui retombent sur les contradicteurs ou les porteurs de mauvaises nouvelles.

Une expérience menée par l’Université de l’Ohio confirme ce biais de confirmation. Des volontaires étaient invités à lire des articles de presse à caractère politique. Ils ont passé en moyenne 36% de temps supplémentaire sur les articles exprimant des opinions proches des leurs. « Si tu diffères de moi… loin de me léser, tu m’enrichis. » écrivait Antoine de Saint-Exupéry. Pour limiter l’impact de ce mécanisme sur notre
discernement, cultivons la diversité et protégeons les libres penseurs et les fous du roi.

Pour aller plus loin : « Comment prendre de bonnes décisions », Nadine Sciacca, paru chez Marabout (février 2016)

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